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Revue de presse
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France 3 Livre du Jour Philippe Chapon et Jean-Charles Vaillant : La cuisine des fruits
Daily Motion: Opinion Rue
Carnet du Sud sur France 3 Philippe était l’invité principal d’une émission consacrée à la création et au concept d’un nouveau restaurant.
REVUE DU WEB
Le Blog de Giles Pudlowski Montpellier: Ce Chapon est un bon 27 October 2010" et Le Point 26 May 2011 Le maestro sucré/salé
Visiter Tamarillos avec espadrilles et champagne cliquer ici - cliquer la photo de Tamarillos!
Extrait de Voyages d'Affaires: Montpellier Le Tamarillos
Après avoir travaillé 12 ans avec le chef Guy Savoy, j’ai décidé d’ouvrir mon restaurant autour du thème de la cuisine des fruits et des fleurs. J’y utilise des fleurs comme la rose « Guy Savoy », la lavande ou l’hibiscus. Je me sers uniquement de fleurs fraîches qui sont cultivées sans pesticides et autres produits chimiques. En ce qui concerne l’hibiscus, je cuisine principalement ses fleurs séchées notamment pour des sirops ou des infusions.
C’est surtout sa
saveur que j’apprécie. Je travaille beaucoup l’acidulé,
les goûts rafraîchissants. L’hibiscus avec son côté âpre,
astringent au palet est très intéressant. J’aime aussi
énormément sa couleur rouge profonde : c’est ma couleur
préférée.
Philippe Chapon, une cuisine des fruits et des fleurs à la fougue pâtissière D'abord pâtissier chez Fauchon puis chef pâtissier pendant douze ans chez Guy Savoy, Philippe Chapon s'est lancé voici trois ans dans une aventure personnelle en ouvrant Le Tamarillos, place du marché aux fleurs, à Montpellier. Explications. En 1999, dans son livre Saveurs Glacées (Editions du Chêne), il dévoilait ses astucieuses dentelles de fruits et révélait surtout sa philosophie du dessert ; un dessert pétillant de sensations, grâce à l'alliance des structures, des saveurs et des températures. Alors chef pâtissier chez Guy Savoy et double champion de France du dessert -en junior en 1985, puis dix ans plus tard en professionnel, Philippe Chapon disait sa volonté de se faire architecte de l'éphémère avec des desserts composés d'éléments tout en contraste. Cherchant le moelleux avec crème et gelée, et le croustillant avec biscuits, pâtes feuilletées et fruits séchés dans les structures, il jouait aussi de la douceur, de l'amer et de l'épicé dans les saveurs. Tout cela pour que le dessert soit “vivant”. Et quand il publie en 2001 La Cuisine des Fruits, aujourd'hui épuisé, l'idée du créateur des fruits en dentelle est de les rendre plus accessibles au grand public à travers une centaine de recettes, entre entrées et plats, fruits rafraîchis et entremets fondants comme la banane rôtie au coulis de framboise, le cake chocolat et kumquats, les cannellonis fourrés aux fruits confits, les mirabelles poêlées au miel et tuiles de nougat, ou encore les grenadilles farcies de rhubarbe avec une glace à l'huile d'olive.
Le respect des gens et des valeurs
Dès lors, on
comprend mieux que ce malouin d'origine se lance
dans l'aventure de l'entreprise personnelle,
quittant le triple étoilé restaurant de Guy
Savoy où il était entré en qualité de chef
pâtissier en 1990, à l'âge de 21 ans : “Guy
Savoy a une vison unique de l'approche du métier.
Avec lui, on gagne en humilité, dans le respect
des gens et des valeurs. Il m'a permis de me
réaliser en me laissant aussi la liberté de
m'exprimer, mais je me disais que le jour où les
trois étoiles seraient là, il me faudrait partir
pour me réaliser à mon tour.” C'est donc en
septembre 2002 que Philippe Chapon qui avait
commencé à l'école hôtelière de Dinard par un
CAP de Cuisine, faute de place en pâtisserie,
ouvre à Montpellier Le Tamarillos, du nom d'un
fruit de Colombie au jus rouge et au goût un peu
âpre. Signe du destin, c'est derrière la
préfecture de l'Hérault… place du marché aux
fleurs, qu'il déploie son talent depuis trois
ans maintenant. Pour que chaque met soit une
œuvre d'art, le chef de 36 ans a soigné l'espace
: une salle résolument contemporaine d'une
vingtaine de couverts, toute en reflet et
transparence, jusque dans les tables fabriquées
sur mesure avec projection de lumière venant du
pied vers le plateau en verre, sur lequel les
assiettes sont en verre elles aussi : effet
garanti ! “Quand on débute un repas, il y a déjà
le visuel qui compte dans l'éveil des sens. Et
je retranscris ma conception du dessert dans la
cuisine avec des fruits et des fleurs dans
chaque plat, que je décline sous différentes
textures et températures. Cela reste une cuisine
saine, réfléchie, simple et savoureuse à la fois.
Une cuisine qui suit les saisons avec quelques
plats repères, le tout dans un esprit “salle à
manger bourgeoise” pour que les gens aient
l'impression d'être chez eux.” La vie est une suite d'instants fugaces parfois touchants au sublime comme avec ce repas qui était léger, subtil, élégant Parmi ses spécialités, on note les Langoustines aux dentelles de fraises, jeunes pousses de betterave avec jus de fraise poivré et riz noix de coco ; ou encore son Foie gras poêlé où l'on trouve l'acidulé avec la compote de pommes, le moelleux du foie gras et l'amertume de la sauce vin rouge au chocolat. Il y a aussi le filet de Loup servi avec une purée d'herbes aux citrons confits et agrémenté de fleurs de bourrache, la Côte de veau à la truffe sauce à l'orange caramélisée, les Noix de St-Jacques et pousses d'épinard tièdes aux pistaches. Autant de plats qui suscitent de vibrantes émotions comme en témoigne son livre d'or. Ici, on lit “la vie est une suite d'instants fugaces parfois touchants au sublime comme avec ce repas qui était léger, subtil, élégant.” Là, un autre convive souligne ce “lieu où l'on ressent l'âme d'un artiste”. Plus loin, on salue encore “l'originalité, la finesse de ces saveurs, l'étonnement des papilles”. Trois ans après son arrivée, Philippe Chapon reste donc positif : “Montpellier est la capitale d'une région pleine d'avenir, mais il a fallu près de trois ans pour que les choses se mettent en place. C'est le temps nécessaire pour poser les fondations d'un projet d'entreprise, se faire connaître et trouver des gens tout aussi passionnés qui foncent à l'image de Jean-Luc Raillon, de St Vincent de la Commanderie, près de Valence, qui me fournit les fleurs, du verrier d'art Daniel Putanier, ou encore du boulanger David Bedu, du Vieux Four St Anne, vice-champion du monde de boulangerie 2005. Le raffinement demande une exigence de tous les jours et une précision extrême dans le travail. Quand on vient de grandes maisons, on a un esprit un peu plus poussé, mais être un chef d'entreprise est un travail énorme qui demande beaucoup de vigilance. Des conseils ? Le premier est d'être très prudent sur l'emplacement que l'on choisit. Pour ma part, soucieux d'avoir une terrasse, j'ai toujours regardé comment était orienté l'établissement par rapport au soleil. Mais il faut aussi bien boucler le financement du projet. La route est longue, semée d'embûches, et il faut garder la motivation. Nous avons heureusement la chance de faire un métier passion et le plaisir de faire plaisir, mais il y a parfois de quoi se révolter avec les comptables ou les banquiers.”
par François De la Valle
JOURNAUX
Des articles au subjet de Philippe sont parus dans: L’Express, Le Point, Le Monde, Atmosphère, Elle |
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